Question d’une lectrice: «Que penser du stevia, du sucre de noix de coco ou de palme, du sirop d’agave, du xylitol? Devrions-nous privilégier un sucre naturel plus qu’un autre (fructose, glucose, etc.)? Et les fruits séchés eux? C’est vraiment mélangeant tout ça! Peux-tu me m’expliquer la science derrière tout ça? À toi, je sais que je peux faire confiance et que tu me donneras l’heure juste. Merci!»

Ma réponse:

Le sucre affecte le corps humain d’une multitude de façons. Je ne peux tout couvrir ici. Mais voici, je crois, le plus important pour nous, en ce qui a trait à la perte de poids et au maintien du poids-santé.

Contrôle de la glycémie

Lorsque le sucre entre dans le système digestif, il est absorbé dans le sang. Plus le taux de sucre augmente dans le sang, plus notre corps produit d’insuline.

C’est un mécanisme très normal, naturel, et sain.

Là où le problème peut naître, c’est lorsque ce mécanisme est activé trop souvent et avec exagération. En d’autres mots, plus le corps reçoit de doses fréquentes de sucre, et plus ces doses sont importantes, plus il produit d’insuline souvent, et en plus grandes quantités.

Le corps finit par se fatiguer de cette surproduction d’insuline. C’est à ce moment que commence la résistance à l’insuline, les problèmes de contrôle de la glycémie, et finalement, si la surproduction d’insuline continue encore et encore, là où débute le diabète de type 2.

Dépendance alimentaire

Lorsque le goût sucré est détecté par les papilles gustatives de la langue, une réponse quasi immédiate est produite dans le noyau accumbens, une augmentation de la dopamine, hormone modulatrice du système de récompense et de plaisir.

L’activation du noyau accumbens est au coeur de la création de la dépendance à toutes sortes de substances, incluant le sucre.

Le corps sait que, lorsque le GOÛT sucré est détecté sur la langue, il y a forcément un aliment contenant du sucre qui suit. Il se prépare donc à le traiter, à le digérer, et produit donc de l’insuline.

Alors, tout ce qui est AJOUTÉ pour rendre la nourriture sucrée active le système de production d’insuline, pour contrôler la glycémie (le taux de sucre présent dans le sang) et peut aussi potentiellement activer le cycle de dépendance alimentaire, surtout chez les personnes qui sont plus vulnérables à celle-ci.

Et ceci est vrai PEU IMPORTE DE QUEL SUCRE raffiné, concentré et/ou transformé il s’agit.

Stevia? Même chose.

Sirop d’agave? Même chose.

Xylitol? Même chose.

Sucralose? Même chose.

Fruits séchés? Même chose.

Dès qu’on ajoute quelque chose pour donner un goût sucré à la nourriture, l’effet sur le corps est invariablement le même.

Pour les personnes dont le cerveau est plus vulnérable à la dépendance alimentaire, mieux vaut éviter d’ajouter quoi que ce soit qui donne un goût sucré à la nourriture pour ne pas activer la production de dopamine, titiller le noyau accumbens, et ainsi se créer des problèmes.

Beaucoup de gens qui ne réussissent pas à perdre du poids, ou à maintenir un poids-santé à long terme ont justement un cerveau qui est plus vulnérable à la dépendance alimentaire.

Et, pour ces personnes, consommer des glucides raffinés, transformés et/ou concentrés, aussi naturels ou hypocaloriques soient-ils, ça crée des problèmes.

Éliminer ces substances pendant un temps, comme pendant un régime amincissant, pour ensuite les réintroduire, disons après avoir perdu du poids, ne produit pas de bons résultats.

Adopter la pratique des Distinctions alimentaires en tant qu’hygiène de vie, c’est-à-dire à long terme pour le reste de notre vie, nous assure que lorsque nous perdons notre excès de poids, il ne reviendra plus jamais.

Bises sans sucre,

Sheryl-Anne xx
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