Ceci est mon deuxième article au sujet de la leptine. Vous pouvez lire le premier en cliquant ici.

Dans le premier article, j’ai expliqué le rôle que joue la leptine dans le contrôle du poids, la résistance à ses effets qui se développe chez beaucoup de personnes, et comment le cerveau réagit en bloquant la perte de poids.

Une des façons qu’a le cerveau de bloquer la perte de poids en réponse à la résistance à la leptine est de déclencher une faim insatiable, une faim qui ne disparaît tout simplement pas, peu importe la quantité mangée.

C’est une faim qui vous fait manger un repas complet, puis vous enfilez une boîte de biscuits. Et puis après ces biscuits, vous retournez à la cuisine pour y chercher un contenant de crème glacée que vous terminez en peu de temps.

Admettez que ça n’a aucun sens. Votre corps a cessé d’avoir BESOIN de nourriture bien avant la fin de la boîte de biscuits.

Alors, où est le signal qui dit au cerveau d’arrêter de manger?

Il a disparu.

Ça, c’est la faim insatiable.

Et la faim insatiable est causée par la résistance à la leptine.

Fondamentalement, la leptine est une hormone qui indique au cerveau d’arrêter de manger, vous êtes rassasié, et qu’il est temps de passer à autre chose.

Mais le signal ne vient jamais.

Ça, c’est la résistance à la leptine.

La leptine est une hormone qui dit à votre cerveau: «Arrête de manger. Maintenant va dépenser cette énergie dans une activité productive. C’est peut-être le moment d’aller chercher plus de nourriture pour le prochain repas, ou d’aller travailler, ou de trouver un compagnon. Bref, c’est le temps de faire quelque chose avec le carburant ingéré.»

La leptine est une hormone qui donne ce signal au cerveau.

Lorsque cette fonction a été découverte, c’était énorme, une nouvelle excitante dans le monde de la nutrition.

Plusieurs grandes compagnies pharmaceutiques ont dépensé des millions pour tenter de breveter la leptine et ainsi avoir une solution pharmaceutique à vendre aux gens en surpoids ou obèses qui les aide à maigrir.

Parce que, évidemment, avoir une pilule qui dit au cerveau d’arrêter de manger et de devenir actif serait LE médicament qui engendrerait des milliards et des milliards en profits.

Tristement, ce que ces mêmes compagnies ont découvert, c’est que vous donnez aux personnes en surpoids ou obèses une pilule de leptine, ou même des injections de leptine, et ça ne leur fait rien.

Pourquoi? Parce que leur cerveau ne peut pas percevoir la leptine.

Les chercheurs ont aussi découvert que les gens en surpoids ou obèses produisent déjà beaucoup de leptine.

En effet, la leptine est libérée par les cellules adipeuses [cellules où est stocké le gras corporel].

Donc, ils ont des tonnes de leptine qui circule partout dans leur organisme. Ils produisent plus de leptine que les personnes minces en fait.

Leur cerveau ne peut tout simplement pas la percevoir.

Qu’est-ce qui cause la résistance à la leptine? Un des grands coupables dans cette histoire est l’insuline.

Bon, vous comprenez que je simplifie l’histoire ici, parce que c’est en fait beaucoup plus compliqué.

Mais, je me donne la peine de vous dresser cette image simplifiée parce que j’aimerais tout de même que vous puissiez comprendre.

Cette information vous est directement utile.

La leptine, ses interactions, tout ça, c’est vraiment compliquée.

Depuis la sortie de mon premier blogue sur la leptine, j’ai continué à m’éduquer sur le sujet. L’excès de poids, et l’incapacité de le perdre, sont des problèmes endémiques actuellement, et la leptine est au coeur de tout ça.

J’ai donc fait beaucoup plus de recherches sur la leptine. J’ai lu de nombreux articles publiés depuis la sortie de ce premier blogue.

Et, donc, je voulais simplement partager avec vous mes plus récentes découvertes.

Dans le domaine du cerveau, il n’est pas rare que les choses soient vraiment compliquées.

Dans le domaine des comportements alimentaires, il n’est pas rare que les choses soient vraiment compliquées.

Nous pourrions penser qu’étudier ce qui motive le comportement alimentaire est simple.

Vous mangez quand vous avez faim. Vous arrêtez de manger lorsque vous êtes rassasié. Fin de l’histoire.

Mais non, c’est pas mal plus compliqué que ça.

Il s’avère que manger, pour l’humain, est un des comportements les plus complexes que nous connaissions.

Les gens ne mangent pas seulement quand ils ressentent une faim physiologique.

Pensez au dessert après un gros repas au restaurant. Les menus des desserts sont déposés sur la table, et tout d’un coup, vous pensez que vous avez faim, peut-être pour ce gargantuesque sundae, ou pour ce ridiculement énorme morceau de gâteau au fromage à la cerise…

Vraiment? Avez-vous VRAIMENT physiologiquement faim? Vous avez BESOIN de plus de nutriments, de plus de calories?

Non. Pas du tout. Mais vous commandez tout de même le dessert et vous le mangez au grand complet.

Maintenant, pourquoi avez-vous mangé ce dessert?

La science devient très rapidement très compliquée à partir de cette étape-ci.

Je vais tenter de simplifier, mais gardez à l’esprit que ce qui se passe réellement dans votre corps est bien plus compliqué.

Je crée simplement une ébauche de ce qui se passe.

L’insuline n’est pas la seule chose qui provoque une résistance à la leptine.

Il s’avère que beaucoup de choses provoquent une résistance à la leptine.

La bonne nouvelle pour vous, c’est que la pratique des Distinctions alimentaires les gère toutes.

Quelles sont ces autres choses qui causent la résistance à la leptine?

  • Un taux élevé de triglycérides provoque une résistance à la leptine.
  • L’inflammation provoque une résistance à la leptine.

Encore une fois, bonne nouvelle!

Quand vous arrêtez de consommer sucre et farine, et que vous mangez un généreux éventail de légumes que vous ne mangiez pas auparavant, les systèmes qui gèrent le taux de triglycérides, l’inflammation, et la production d’insuline, et ce qui crée la résistance à l’insuline, tous ces systèmes sont recalibrés, et la leptine retrouve sa fonctionnalité.

Donc, il existe plusieurs façons de bloquer l’action de la leptine.

Il a également été découvert que lorsque des animaux de laboratoire sont nourris avec un régime riche en graisses, les récepteurs de la leptine à l’extérieur des cellules se bouchent avec cette graisse, en particulier dans l’hypothalamus.

Et l’hypothalamus est l’endroit où le comportement alimentaire est contrôlé.

Nous savons aussi, grâce à d’autres recherches, que la leptine est également bloquée au niveau du tronc cérébral.

Donc, les deux endroits les plus importants dans le cerveau où la leptine est bloquée: l’hypothalamus et le tronc cérébral.

Ainsi, une recherche a démontré que les récepteurs de la leptine sont physiquement endommagés, avec une alimentation riche en gras.

J’ai maintenant l’appui scientifique qui confirme mon intuition de longue date selon laquelle les alimentations riches en gras sont très malsaines, voire nocives pour le corps humain.

Maintenant, un p’tit à-côté des plus intéressants. Ces aliments riches en gras dont parle la recherche, celle que les chercheurs ont donnée aux animaux de laboratoire, pouvez-vous deviner quel était le premier ingrédient?

De la saccharose. Plus communément connue sous le nom de… sucre de table.

Donc gras et sucre. Ça ne vous rappelle pas quelque chose que les humains mangent beaucoup? Oui, de la crème glacée!

Entre vous et moi, nous sommes loin, trèèèès loin, d’un monde où la communauté scientifique a une idée des vrais moteurs de l’épidémie d’obésité.

Comment cette recherche va-t-elle être rapportée? On va lire en grand titre: «Les alimentations riches en gras provoquent une résistance à la leptine, et c’est pourquoi les gens engraissent continuellement.»

Et les gens vont se lancer vers toutes sortes de versions allégées de leurs aliments préférés: yogourt allégé, latte de soja allégé, brownies allégés…

Mais personne ne devient mince en faisant ça.

La logique que les gens suivent est celle-ci: «Puisqu’une alimentation riche en gras provoque une résistance à la leptine, je ferais mieux de m’assurer de manger mon dessert 0% de gras.»

Personne ne maigrit avec une alimentation pauvre en graisses. Nous avons tous appris ça il y a des décennies.

Et voilà! C’est ce qu’il y a de nouveau au sujet de la leptine.

Bises recherchées,

Sheryl-Anne xx
error: Content is protected !!