La leptine (du latin leptos, qui veut dire mince) est une hormone de satiété.

C’est elle qui signale au cerveau: «Tu as assez mangé, Sheryl-Anne. Dépose ta fourchette.»

Leptine: pas une mince affaire

Vidéo LIVE qui explique pourquoi beaucoup de personnes… 👉 prennent du poids👉 sont incapables de perdre leur excès de poids👉 ont de la difficultté à maintenir un poids-santé à long termeJe vous y attends. 🙌 Sheryl-Anne xxCoaching Intégral en perte de poids, dépendance alimentaire, et nutrition holistiqueP.S.: Un Défi 10 jours de Distinctions alimentaires est en préparation. Ça vous intéresse? http://bit.ly/2T4EmxV

Posted by Distinctions alimentaires on Monday, January 20, 2020

La leptine active aussi le métabolisme, et donne l’envie de s’activer après avoir mangé.

Donc, avec le message de satiété, il y a un message d’action.

«Tu as assez mangé, Sheryl-Anne. Dépose ta fourchette, et va dépenser l’énergie que tu viens d’avaler maintenant. Va jardiner. Va prendre une marche. Va créer une nouvelle ressource en ligne pour tes amis de DistinctionsAlimentaires.com. Allez! Bouge!»

Lorsque le mécanisme d’action de la leptine fonctionne correctement, la personne est mince, pleine d’énergie et d’une humeur joyeuse.

Sérénité ∙ Minceur ∙ Santé.

Petite histoire de la leptine

Le rôle de la leptine a été découvert grâce à des souris* de laboratoire au comportement hors de l’ordinaire.

On a remarqué que celles-ci ne bougeaient pas. Mais vraiment pas. Jamais.

Elles restaient simplement évachées près de la bouffe et mangeaient, mangeaient, mangeaient. Tout le temps.

Rien d’autre ne semblait les intéresser. Elles étaient léthargiques et… affamées.

Vous devinez aisément que les pauvres souris sont devenues très grasses, obèses en fait.

Est-ce que ces souris souffraient d’un déficit de volonté? Étaient-elles moins intelligentes que leurs congénères? Ou tout simplement paresseuses dans l’âme?

Vous riez… Mais, n’est-ce pas que ce sont des traits attribués aux gens en surpoids ou obèses?

On entend souvent des commentaires du genre:

«Si tu faisais plus attention à ce que tu manges, tu ne serais pas si gros.»

«Il suffit simplement de faire plus d’exercise.»

«Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable de suivre les directives de cette diète populaire?»

«Je suis peut-être juste une grosse…»

C’est moins drôle quand on considère les choses sous cet angle, n’est-ce pas?

On a découvert que ces souris inhabituelles avaient en fait un gène manquant: celui qui produit la leptine.

Le miracle vite évanoui

Les chercheurs se sont intéressés de plus près à ces souris OB [OB: acronyme pour «OBèse»], qui sont en fait des souris spécifiquement reproduites pour ne pas avoir de gène qui produit la leptine.

Après avoir découvert que leur comportement inhabituel était dû à l’absence du gène producteur de leptine, et après avoir synthétisé ladite hormone en laboratoire, les chercheurs ont donné des injections régulières de leptine aux souris.

Le résultat?

Nos souris affamées et inactives se sont petit à petit métamorphosées en petites boules de poils curieuses, minces et actives.

L’industrie pharmaceutique était hors d’elle-même! Enfin: LA solution à la pandémie d’obésité était entre leurs mains…

Fabriquer une pilule ou une injection de leptine voudrait dire de gros profits!

On parle de milliards de milliards de dollars ici…

Mais non. Le rêve s’est vite évanoui. Pourquoi?

Une raison toute simple mais à laquelle les chercheurs et les compagnies pharmaceutiques n’avaient pas du tout pensé: les humains, contrairement aux souris OB, nous avons un gène qui produit de la leptine!

En fait, les recherches ont mis à jour un fait étonnant: les gens en surpoids produisent plus de leptine que les gens minces.

La leptine est produite dans cellules adipeuses, a-t-on découvert… Et les gens en surpoids, hé bien, ils en ont beaucoup de cellules adipeuses [les cellules qui stockent le gras dans le corps humain].

On a découvert que la pandémie d’obésité, et toutes maladies qui en découlent (diabète, maladies cardiovasculaires, inflammation, cancer…), ne résultent pas de gens déficients en leptine, mais bien de gens résistants à la leptine.

La leptine qu’ils produisent en surabondance ne réussit pas à capter l’attention des récepteurs appropriés dans le cerveau. Et ainsi, nous avons une population de plus en plus inactive et qui mange de plus en plus. Comme nos souris OB.

C’est une recette parfaite pour accumuler les kilos en trop (et les maladies!).

Pourquoi toute cette résistance?

Le Medical Center University of California à San Francisco a découvert ce qui clochait chez les gens en surpoids.

Il s’agit d’une hormone pas inconnue dans le monde de la nutrition: l’insuline!

Chez les personnes résistantes, l’insuline bloque la leptine dans le cerveau au niveau du tronc cérébral, la partie la plus primitive et inconsciente de notre personne.

On s’attendait à ce que la leptine soit bloquée au niveau de l’hypothalamus, puisque c’est là que réside une partie du système qui gère la faim.

Mais non: c’est au niveau du tronc cérébral que la leptine est bloquée.

C’est au niveau du tronc cérébral que sont contrôlées des activités de base de l’organisme comme le sommeil, la respiration, les battements du coeur…

Comment diminuer la résistance?

Que faut-il faire pour aider notre organisme à cesser de résister à la leptine et ainsi retrouver son poids-santé et avoir le goût de nous activer physiquement?

La réponse est à la fois toute simple, et pas évidente, étant donné la qualité de la nourriture produite par l’industrie agroalimentaire actuelle.

Il suffit de contrôler le taux d’insuline dans le sang.

En contrôlant notre glycémie, la leptine peut retrouver sa fonctionnalité et tout rentre dans l’ordre.

Mais pourquoi le taux d’insuline de la population en général, jeunes comme vieux, grimpe-t-il autant dans notre société moderne?

En deux mots: sucre & farine [glucides raffinés, concentrés et/ou transformés].

Aliments ou drogues?

Deux chiffres souvent cités à propos du sucre: en 1850, au début de la mécanisation de la production de sucre raffiné, la population consommait en moyenne 1 kg de sucre par personne par an.

En 2015, c’était rendu à 35 kg.

On voit une très nette progression, vous êtes d’accord avec moi, n’est-ce pas?

Maintenant, quelques statistiques: au Québec et en France, la consommation moyenne est de 101 à 110g de sucre par jour par personne, selon les sources consultées. C’est plus de 24 cuillères à thé du sucre ajouté, par jour par personne, ça!

Ouach!

Le nord-américain moyen, quant à lui, consomme près de 450g [1lb] par jour de farine et sucre combinés.

Je n’ai pas trouvé de statistiques pour la consommation de farine au Québec ou en France, mais je me doute un peu qu’elles doivent être très semblables…

Le sucre et la farine possèdent plus de caractéristiques similaires à celles d’une drogue que celles d’un aliment.

Qui braverait une tempête de neige pour aller se chercher un pied de céleri à l’autre bout de la ville? Et pourtant, c’est bien ce que certains «accro à la bouffe» font pour leur «drogue» de choix: pizza, crème glacée, chocolat, croustilles [chips]

Certaines sommités du milieu scientifique définissent le sucre comme une hépatotoxine chronique dont les effets sont de plus en plus marqués plus la dose augmente.

Le fructose est un autre sucre dont on entend beaucoup parler.

On le retrouve naturellement dans les fruits et dans le sirop de maïs, qui lui, est ajouté à tout ce qui est préparé commercialement.

À forte dose, le fructose abîme le foie.

Le processus via lequel ce dommage se fait s’appelle la lipogénèse. La lipogénèse transforme le surplus de fructose, qui arrive directement au foie via la veine cave inférieure, en gras.

Ce gras est soit stocké directement dans le foie et il produit la stéatose hépatique non-alcoolique qui induit la résistance à l’insuline du foie (donc, prise de poids et risque de diabète de type II)…

Ou le gras est circulé dans l’organisme, via les vaisseaux sanguins. Les lipides créent toutes sortes de problèmes dans l’organisme humain, incluant les maladies cardiovasculaires.

Une trop grande quantité de lipides en circulation entrave aussi le bon fonctionnement de l’insuline.

Ah! Comme on se retrouve…

Le fructose est une source d’énergie pour l’organisme humain mais non un nutriment, tout comme l’alcool.

Aucun processus corporel ne requiert absolument la présence de fructose extérieur.

La farine, quant à elle, n’est pas aussi vertueuse qu’on voudrait…

La farine a un effet sur l’organisme qui ressemble beaucoup à celui du sucre.

Mais l’effet ne se limite pas au niveau du foie. Il est ressenti dans tout le corps parce que la farine est vite transformée en glucose par le système digestif.

Et cette transformation s’opère partout dans le corps.

Trop de glucose endommage chaque cellule du corps.

Ce qui se traduit par une augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, ce qui est bien connu. Je suis certaine que vous connaissez au moins une personne, proche de vous, qui souffre ou a souffert de maladie cardiovasculaire. Vrai ou non?

Un apport élevé en glucose cause du dommage jusqu’aux cellules endothéliales [la couche la plus interne des vaisseaux sanguins qui est responsable d’échanges et de processus complexes essentiels au maintien de la santé de l’organisme].

On parle beaucoup moins de cette conséquence fort malheureuse pour la santé.

Selon les chercheurs James DiNicolantonio et James O’Keefe, du Saint Luke Mid America Heart Institute au Kansas, aux États-Unis, la consommation de sucre produit un effet similaire à celui de la cocaïne.

Le sucre (ou la farine) change l’humeur, par son activation des centres de plaisir et de récompense.

Consommer des glucides raffinés, concentrés et/ou transformés enclenche la recherche de plus de glucides, plus de plaisir, plus de récompense.

En d’autres mots, plus on en mange, plus on en veut.

Ce phénomène est exactement le même pour les drogues: plus le toxicomane en consomme, plus il en veut.

Dans plusieurs études sur des animaux, le sucre est plus addictif que la cocaïne même.

Le sucre active les mêmes centres de plaisir et de récompense que les drogues dures…

La conclusion est aussi simple que claire (bien qu’impopulaire): le sucre et la farine sont des drogues, et non aliments.

Ce sont des faits scientifiquement vérifiés et non du sophisme.

Y a-t-il un espoir?

Si vous faites le tour du supermarché moyen, la très vaste majorité de ce qui est vendu contient soit du sucre, soit de la farine, soit les deux.

Ils sont extrêmement difficiles à éviter!

Comment s’en sortir lorsque ce qu’on nous présente comme «nourriture» est carrément une drogue?

Il n’existe qu’une façon qui ait fait ses preuves: procéder avec le sucre et la farine de la même façon qu’avec les drogues.

L’abstinence est seule solution.

Vous me direz: il est impossible de nous abstenir absolument de toute nourriture. Il faut bien manger pour vivre.

Et vous avez raison.

Alors comment faire?

La solution est dans le contrôle étroit du QUOI, du QUAND et du COMBIEN nous mangeons.

C’est une approche utilisée dans plusieurs programmes contre la dépendance alimentaire et qui fonctionne très bien lorsqu’elle est appliquée rigoureusement.

C’est aussi une approche utilisée pour traiter un dérèglement génétique qui cause une faim excessive (Syndrome Prader-Willi).

Par contre, comme lorsque vous avez décidé de briser votre dépendance au tabac, à l’alcool ou au café, c’est une approche qui est difficile au début.

Je ne veux pas vous cacher la vérité.

Par contre, la vie redevient plus facile, avec le temps…

Et avec le temps, l’abstinence du tabac, alcool ou café devient une habitude. Ça devient… facile.

Pour ce qui est du sucre et de la farine, il nous faut nous en abstenir absolument si nous voulons échapper à leur emprise dévastatrice sur nos tours de taille, sur notre santé, sur notre bien-être.

Entre en jeu la pratique des Distinctions alimentaires.

[Dont je vous parlerai en plus de détail une autre fois…]

Il ne reste plus qu’à ré-apprendre à manger de la vraie nourriture, des aliments sains, non-transformés, à retrouver du plaisir dans les aliments tels qu’offerts par la nature.

Puis mesurer précisément les quantités.

Et ne manger qu’aux repas.

C’est une formule simple. C’est une formule magique. C’est une formule éprouvée des milliers de fois.

Bises minces,

Sheryl-Anne xx

P.S.: Vous aimez? Vous détestez? Laissez-moi un commentaire, une question, une pensée… Je lis chaque commentaire et je répondrai, si besoin. Et merci de répandre l’information auprès toutes les personnes que ce texte pourrait aider, inspirer ou simplement faire sourire. xx

* Je ne souscris pas à l’expérimentation animale. Tristement, énormément de données scientifiques y trouvent leur appui. Désolée, petites bêtes!


Quelques références (en anglais):

Lorenzi M, Montisano DF, Toledo S, Barrieux A. High glucose induces DNA damage in cultured human endothelial cells. J Clin Invest. 1986;77(1):322–325. doi:10.1172/JCI112295

Harvard Heart Letter, “Abundance of fructose not good for the liver, heart”: https://www.health.harvard.edu/heart-health/abundance-of-fructose-not-good-for-the-liver-heart

4 thoughts to “Leptine: pas une mince affaire

  • Livia

    Merci merci merci

    Cet article est très complet et simple!!!
    Par contre les gens parlent toujours de leur manque de pain une addiction redoutable…

    • Sheryl-Anne

      En effet, le pain étant fait de farine (glucide raffiné et/ou transformé), le pouvoir addictif est là. On n’y pense pas, mais c’est le même effet qu’avec le sucre. Merci pour le gentil commentaire, Livia. xx

  • Cseko

    Extra clair precis, y a plus qu’à….
    Merci

    • Sheryl-Anne

      Merci Dominique! C’est la raison derrière la pratique des Distinctions alimentaires. xx

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