L’activité physique n’aide pas à la perte de poids.

Je vois des têtes qui explosent un peu partout! 🤯

Êtes-vous d’accord avec cette affirmation? Ou, est-ce du pur mensonge? Y a-t-il des recherches sur le sujet? Et si oui, quelles en sont les conclusions?

Beaucoup de gens affirment avoir perdu du poids grâce à l’activité physique. Et beaucoup d’autres croient qu’il est impossible de perdre du poids sans activité physique.

Et donc, l’affirmation selon laquelle l’activité physique est mauvaise pour la perte de poids nécessite plus d’explications.

Je ne m’en suis pas plainte! J’ai même pleinement profiter de ne pas faire d’activité physique lorsque j’ai débuté ma perte de poids.

Regardons tout d’abord la situation dans son ensemble.

Annuellement, il y a plus de 108 millions de nord-américains qui dépensent de l’argent pour tenter de perdre du poids.

Et ces tentatives de perte de poids ne fonctionnent pas. Les gens ne perdent pas de poids. Ça vaut la peine de le répéter:

Les gens dépensent de l’argent — beaucoup d’argent! — pour tenter de perdre du poids et ils ne réussissent pas.

De plus, ils font 4 ou 5 nouvelles tentatives chaque année, dépensant 63 milliards de dollars par an en ce sens.

Et les taux d’obésité montent en flèche! Les gens essaient de faire de l’activité physique de tous les genres pour perdre du poids.

Si vous vous êtes baladés au centre-ville de bien des grandes villes nord-américaines (et fort probablement européennes aussi!), vous pouvez visiblement constater que tout cet argent et tous ces efforts ne servent à absolument rien. Il y a de plus en plus de gens en surpoids et de plus en plus de gens obèses.

Mais les gens n’apprennent pas, apparemment. Ou, pour adopter un point de vue plus optimiste, on pourrait dire: les gens n’abandonnent pas l’espoir que l’activité physique puisse leur donner un poids-santé.

Les messages véhiculés au sujet de la perte de poids ne fonctionnent pour personne de toute évidence. Les statistiques sont très claires à ce sujet.

Regardons quelques statistiques spécifiques. En ce qui concerne les études intelligentes, bien conçues, et non biaisées par quelqu’intérêt commercial qui ont examiné la question, la conclusion est aussi claire qu’irrévocable…

L’activité physique n’aide pas à perdre du poids.

Une étude publiée en 2009 dans plus d’un journal scientifique, a suivi 464 femmes en surpoids qui ne faisaient pas d’activité physique. Les chercheurs les ont assignées au hasard à l’une de quatre conditions.

Dans le groupe de contrôle, on leur a dit de ne pas faire d’activité physique et de ne pas changer leur alimentation. On leur a demandé de remplir régulièrement des sondages.

Les trois autres groupes ont toutes été désignées pour s’entraîner avec un entraîneur personnel. L’étude fournissant un entraîneur personnel avec qui s’entraîner, mais la durée des entraînements variait d’un groupe à l’autre, allant d’environ 70 jusqu’à 200 minutes par semaine.

Donc, 2, 4, ou 6 séances par semaine avec un entraîneur personnel.

Et on ne parle pas ici d’une douce balade dans le parc ou de quelques exercices d’étirement. Non, non, il s’agissait d’activité physique intense.

Au bout de 6 mois, les femmes dans les quatre conditions pesaient le même poids.

Elles avaient toutes perdu un tout petit peu de poids. Mais, les femmes dans les conditions d’activité physique n’avaient pas perdu plus de poids que les femmes dans les conditions sans activité physique.

Étonnant?

Les femmes qui ne faisaient pas d’activité physique ont perdu un tout petit peu de poids simplement en remplissant les sondages sur la santé une fois par mois.

Sérieusement, si vous cherchez un p’tit truc tout simple pour perdre du poids, tenez un journal de ce que vous mangez et de toute autre chose que vous faites pour perdre du poids. Ce simple acte vous aide à perdre un peu de poids.

Si vous vous concentrez sur votre bien-être un peu plus que d’habitude, si vous y mettez un tout petit peu plus d’attention que d’ordinaire, le résultat est de perdre du poids. Génial non?

Pour revenir aux femmes de l’étude, on a mesuré leur taux de graisse corporelle: elles n’avaient rien perdu. Pourquoi?

La raison est qu’il y a un phénomène de compensation qui se produit. Lorsque vous vous entraînez, au fil du temps, votre corps et cerveau commencent à exiger plus de nourriture.

Il y a d’autres recherches qui démontrent que, si vous pratiquez une activité physique quelconque, vous brûlez moins de carburant à d’autres moments du jour, en étant plus sédentaire tout au long de la journée.

Peut-être que vous choisissez de ne pas monter pas les escaliers. Votre corps entre tout naturellement dans un mode où il économise de l’énergie à d’autres moments de la journée.

Beaucoup de gens disent que les muscles brûlent plus de calories que la graisse. Pour eux, si vous perdez de la graisse et gagnez du muscle, ce que vous pouvez faire avec une activité physique ciblée, vous configurez votre moteur métabolique pour être de votre côté.

Une étude publiée en 2001 et menée par l’Université de Columbia, USA, a démontré que la quantité de calories qu’une livre [454g] de graisse brûle à chaque jour est de 2 calories. Et une livre de muscle brûle 6 calories par jour. Pour une différence de 4 calories par jour.

C’est ça la différence entre graisse et muscle: 4 calories.

Si vous réussissez à perdre 10 livres de graisse [4,5kg] et que vous réussissez ensuite à les remplacer par 10 livres de muscles…

Il est certain que vous avez soulevé des poids et haltères pendant de looooongues heures! Bâtir 4,5kg de muscles, ce n’est pas du tout une chose anodine.

Beaucoup de femmes auront sûrement du mal à faire ça. Les hommes, eux, parce qu’ils produisent plus de testostérone, peuvent prendre 4,5kg de muscles plus facilement.

Mais indépendamment du sexe de la personne, ce n’est pas une chose banale à faire. Nous parlons d’exercices de musculation intenses pour mettre 4,5kg de muscles.

Donc, vous enlevez 4,5kg de graisse. Vous les remplacez par 4,5kg de muscle. Maintenant, chacun de ces kilos vous brûle 4 calories supplémentaires par jour.

C’est 40 calories par jour. C’est la quantité supplémentaire que vous pouvez manger par jour ou la quantité que vous allez brûler en plus: 40 calories par jour.

C’est l’équivalent d’une demi-tasse de lait écrémé, ou d’un tiers d’une banane.

Vous avez travaillé pendant des heures, vous avez travaillé dur pendant des heures, pour gagner ces 4,5kg de muscles. Et tout ce que ça vous permet de manger de plus c’est… quoi? Rien.

Ça ne vous mène nulle part. La réalité est que la dépense énergétique que vous procure l’activité physique n’est rien comparée à ce que vous pouvez manger dans la réalité.

Vous pouvez facilement vous asseoir et, sans même vous en rendre compte, manger cinq fois plus de nourriture que ce que vous pensez pouvoir brûler au cours de toute une matinée d’activité physique.

C’est carrément choquant! L’activité physique dépense une toute petite quantité d’énergie par rapport à la nourriture, qui elle, accumule de grandes quantités d’énergie en peu de temps.

La seule façon de perdre du poids est de changer radicalement vos habitudes alimentaires.

Il se peut que dans le passé vous ayez perdu du poids en adoptant un régime régulier d’activité physique. Mais, fort probablement aussi, vous avez fait des efforts en même temps pour améliorer votre alimentation.

J’ai une révélation pour vous: cette perte de poids était due au changement de nourriture et non à l’activité physique que vous pratiquiez.

Alors voilà. Tous ces gens qui disent que ce n’est pas vrai, qu’il faut faire de l’activité physique pour perdre du poids, vous avez maintenant de quoi leur répondre…

La pratique des Distinctions alimentaires (et d’autres systèmes dont elle est issue) a aidé des centaines voire des milliers de personnes à perdre tout leur excès poids et à maintenir un poids-santé à long terme.

Il y a littéralement des millions d’heures/personnes qui se cachent dans la sagesse de cette puissante pratique…

Lorsque vous êtes en excès de poids, peut-être même obèse, ce que vous réalisez rapidement est simplement ceci: perdre votre excès de poids, et maintenir cette perte, est une expérience incarnée dans un paradigme environnemental.

Ça revient à dire que vous devez le faire dans la vraie vie, avec du vrai stress, du vrai travail, de vraies occupations, et de vraies personnes autour de vous.

Vous êtes dans un corps qui a un cerveau. Et vous devez traverser votre vie de telle manière que vous puissiez vous en tenir à un certain régime alimentaire dans votre vraie vie. Vous êtes uniquement vous, dans une société moderne avec des distributeurs automatiques de malbouffe, et des repas-partage, et des vacances, et… et…

Vous devez vraiment être capable de perdre votre poids dans la vraie vie.

En tant que personne qui l’a fait elle-même, et qui en aide d’autres à le faire, je peux affirmer sans problème que dans la vraie vie, un tout autre ensemble de circonstances entre en jeu. Un ensemble complexe et changeant de variables impossibles à reproduire en laboratoire.

Nous ne sommes pas des machines. Ce n’est pas aussi simple que «calories entrantes vs calories sortantes», ou «manger moins et bouger plus».

Non, dans la vraie vie, une fois l’activité physique terminée, il y a votre cerveau qui vous dit: «Alleeeeeez! Je mérite bien une petite gâterie!»

Et, vous pouvez ajouter le stress. Et ajouter les bouchons de circulations. Et patati, et patatèèèèère…

Quelles sont les chances que vous décidiez de commander une pizza dans un tel environnement?

Pratiquer une activité physique exerce une énorme pression sur votre pratique des Distinctions alimentaires, et ça fait que les choses se dérèglent.

Ce qui me ferait vraiment plaisir, c’est que cette information soit comprise, véhiculée, et partagée, plus largement.

Imaginez seulement le temps, l’énergie, l’effort, et tout l’argent que des milliers voire des millions de personnes économiseraient si seulement elles étaient au courant…

Je ne suis pas contre toute activité physique. Bien au contraire. L’activité physique est essentielle à la santé, au bien-être, et à la longévité humaine.

Mais, pas pendant la mise en place des automatismes qui lanceront votre perte de poids permanente.

L’activité physique, pratiquée à ce moment crucial, provoque l’éveil de votre corps et votre cerveau qui finissent par vouloir plus de nourriture.

Le corps qui rouspète. Le cerveau vous met les bâtons dans les roues à chaque occasion… Tout pour amorcer une spirale incontrôlée et incontrôlable où la nourriture devient le centre de votre univers, et le sujet de chacune de vos pensées.

Ça vous amène à faire des exceptions à votre plan alimentaire et, avant même de pouvoir le réaliser ou l’arrêter, toute votre pratique des Distinctions alimentaires s’effondre sous vos yeux.

Faire de l’activité physique entraîne le démantèlement de votre pratique des Distinctions alimentaires lorsque vous tentez de l’établir (au début, quoi!).

Dans l’étude mentionnée précédemment, où les 464 femmes en surpoids ou obèses ont été étudiées, la recherche a clairement démontré que l’activité physique n’aide pas à perdre du poids.

Je dirais même plus: l’activité physique nuit carrément à la perte de poids. Ça entraîne pratiquement invariablement l’échec de votre pratique des Distinctions alimentaires.

Et la raison est liée à ce que vous devez faire pour perdre du poids pour de vrai, dans un vrai corps, avec un vrai cerveau, dans la vraie vie (par opposition à le faire sous les conditions parfaitement contrôlées du laboratoire).

Vous devez pouvoir établir des conditions telles que vous puissiez initier le changement d’alimentation, et vous y tenir, sans dévier, pour que votre pratique devienne automatique, afin que, éventuellement, vous ne dépendiez pas de votre volonté pour y adhérer.

Vous devez automatiser votre alimentation autant que l’est (sûrement!) le lavage de vos mains après avoir utilisé la salle de bain: vous le faites par habitude, sans y penser.

Pour mettre en place votre pratique des Distinctions alimentaires, il faut que votre corps ne vous combatte pas trop et que votre cerveau ne vous incite pas à faire des exceptions.

Et l’activité physique met le stress exactement au mauvais endroit sur la création des routines et des automatismes que nécessite votre pratique des Distinctions alimentaires.

L’activité physique amène votre corps à se réveiller et à vous combattre davantage pour obtenir plus de nourriture. Lorsque vous faites de l’activité physique, votre corps a plus faim. Ce n’est que normal. Il devient de plus en plus exigeant en nourriture.

L’activité physique augmente la faim physiologique.

Si vous essayez de perdre du poids et que vous faites de l’activité physique, votre corps commence à vouloir plus de carburant.

Alors, avec votre tête (cerveau), vous utilisez vos réserves fort limitées de volonté pour tenter de contrecarrer cette demande accrue. C’est à ce moment que l’effet de compensation entre en jeu.

L’effet de compensation intervient lorsque, tout à coup, votre cerveau justifie une exception.

Donc, vous avez fait de l’activité physique. Vous avez fait de l’activité physique toute la semaine. Ça a été une longue semaine difficile.

Et tout à coup, votre cerveau manigance une exception. Ces exceptions, minuscules en elles-mêmes, ne causent aucun mal.

Le mal qu’elles causent, c’est à votre pratique des Distinctions alimentaires.

Ces exceptions empêchent les habitudes de se former. Elles empêchent l’automaticité de s’implanter, et, tout à coup, votre alimentation devient… imprévisible. Et pas du tout favorable à perdre du poids…

Et souvent, vous ne savez même pas ce qui s’est passé. Ces exceptions que vous avez faites par le passé, lorsque vous perdiez toujours du poids et que vous pensiez que vous vous en sortiez bien, hé bien…

Hé bien, maintenant, vous voilà des mois plus tard…

Vous n’avez pas d’automatismes alimentaires en place. Votre volonté est totalement épuisée. Cette extraordinaire motivation du début, lorsque vous avez commencé votre pratique des Distinctions alimentaires, il y a 6, 8, 10 mois, hé bien, elle est introuvable.

Maintenant, vous en avez marre. Maintenant, ça fait longtemps que toute votre extraordinaire motivation que vous auriez dû utiliser au tout début pour ancrer vos habitudes, pour les implanter solidement, hé bien, tout est parti, oublié, gaspillé.

Vous vous retrouvez avec les retombées des exceptions que vous avez créées au fil de votre cheminement.

Pourquoi? Parce que vous faisiez de l’activité physique. Et parce que votre corps avait besoin de plus de nourriture parce que vous faisiez de l’activité physique. Il en réclamait plus. Et votre cerveau se manigançait un chemin au travers la justification de petites exceptions ici et là.

C’est exactement la mauvaise formule pour réussir.

Vous devez rendre votre pratique des Distinctions alimentaires suffisamment calme, suffisamment détendue, suffisamment aisée, pour que vous puissiez simplement aider votre corps à tolérer la perte de poids, pendant que vous êtes occupé à vous concentrer sur la formation d’habitudes, pendant que vous consolidez vos automatismes alimentaires.

Et, lorsque vous y arrivez, comme par magie, votre poids diminue, diminue, diminue… Et puis vous avez solidement établi les bases de votre pratique des Distinctions alimentaires, avec son intrinsèque automaticité qui vous sert matin, midi, et soir.

Chaque jour, vos automatismes alimentaires vous servent. Une fois que vous êtes bien ancré dans votre pratique des Distinctions alimentaires, vous pouvez intégrer l’activité physique.

Mais pas avant. Si vous le faites trop tôt, vous empêchez que l’automaticité s’installe solidement. Ou du moins, vous rendez la création d’automatismes excessivement, et inutilement, difficile…

C’est une de ces choses qu’on ne comprend souvent que lorsqu’on la pratique vraiment. Vous ne comprendrez vraiment que si vous l’avez vraiment fait.

Et, si vous l’avez vraiment fait, alors vous savez que vous pouvez vraiment passer d’obèse à mince, et que vous pouvez vraiment y vivre pour le reste de votre vie.

Parlons d’une vraie situation qui se produit dans la vraie vie…

Imaginez, si vous voulez, que je suis allée en vacances pendant 2 semaines. Imaginez que je mangeais au restaurant tous les jours, à chaque repas. Restaurants, buffets, cantines…

Quelle que soit la raison, quand je rentre à la maison, je réalise que j’ai pris 3, 4, ou même 5 kilos. Mes vêtements me vont toujours… mais je ne suis pas à l’aise dans mon corps avec tout ce poids supplémentaire.

Alors qu’est-ce que je fais?

Je vais vouloir me débarrasser de cet excès de poids, ça, c’est évident.

Alors, imaginez que je décide de m’entraîner avec un entraîneur personnel 3 fois par semaine, jusqu’à ce que je retrouve mon poids pré-vacances. Et disons que j’aime mes séances d’entraînement avec mon entraîneur personnel. Juste pour que je n’aie pas cette excuse pour ne pas y aller.

Mais que dois-je faire, dans la vraie vie, pour libérer ces kilos de trop accumulés pendant mes vacances? Combien d’heures d’entraînement me faudra-t-il pour revenir à mon poids-santé?

Hé bien, si c’est vraiment de moi dont il s’agit dans cette histoire, je ne choisirais pas de m’entraîner. Pourquoi? Parce qu’avec mes connaissances et mon expérience, je sais que ce que je dois faire en ce moment, c’est établir de solides et inébranlables automatismes alimentaires pour que mes choix de nourriture correspondent à mes objectifs en termes de perte de poids.

La dernière chose dont j’ai besoin à ce stade, c’est que mon corps me combatte et que mon cerveau essaie de me piéger pour que je fasse une quelconque exception, même toute petite.

Ce que mon cerveau tenterait de faire dans ce scénario, parce qu’il sait que je ne fais pas d’exception à la maison…

… et parce que mon cerveau sait que j’ai automatisé la préparation de mes repas à la maison

… et parce que mon cerveau sait que je pèse et mesure ma nourriture précisément lorsque je mange à la maison

… et parce que mon cerveau sait que j’utilise toujours ma balance de cuisine pour me dire combien manger de quelles catégories d’aliments

… et parce que mon cerveau sait que j’écris ce que je vais manger le lendemain et que m’engage à ne manger exactement et précisément que la nourriture que j’ai planifié…

À cause de tout cela, mon cerveau essayerait de me piéger, en promouvant l’idée d’aller manger au restaurant. C’est ce que mon cerveau à moi ferait dans ce scénario.

C’est amusant de manger à l’extérieur, n’est-ce pas ? J’ai de la famille qui aime manger au resto. J’ai des amis qui aimeraient bien que j’aille les retrouver pour un repas ou une collation.

Donc, mon cerveau voudrait me piéger pour que je mange au restaurant. Ce serait sa façon d’obtenir plus de nourriture parce que je n’apporte pas ma balance digitale au resto.

Bon. Dans mon scénario, j’ai donc du poids à libérer après être revenue de mes vacances.

Parce que j’ai des connaissances et de l’expérience dans ce domaine, et parce que je connais l’effet de l’activité physique sur la perte de poids et sur la volonté, je décide de ne pas faire de sport.

Je vais renoncer à mon activité physique jusqu’à ce que mon poids soit là où je veux qu’il soit. Ensuite, je retournerai à mon activité physique.

Je le ferai alors pour mon humeur, et mon tonus musculaire, et ma forme cardiovasculaire, et ma mémoire, et mon attention, et ma concentration, et ma libido, et ma confiance en moi, et tous ces bénéfices désirables.

Donc, si j’avais du poids à perdre, je ne choisirais pas d’ajouter plus d’activité physique à mes journées. Le faire déstabiliserait le rétablissement de ma pratique des Distinctions alimentaires.

Qu’est-ce que je fais face à tous ceux qui pensent que ce n’est pas vrai, qu’il faut impérativement plus d’activité physique pour mincir?

Personnellement, je ne cherche pas à convertir ni même à éduquer ceux qui ne sont pas ouverts à la possibilité. Peut-être que je les inviterais simplement à faire quelques recherches pour découvrir qui perd du poids de façon permanente, et comment ils s’y prennent pour y arriver.

Alors voilà. Ça, c’est la science. La recherche démontre que l’activité physique ne vous fait pas maigrir.

Pour devenir mince, vous devez construire des habitudes alimentaires automatiques, ce que j’appelle des automatismes. Vous devez donc avoir un corps qui ne vous combat pas pour plus de nourriture et un cerveau qui n’essaie pas de vous amener à faire des exceptions.

Et lorsque vous faites de l’activité physique, c’est exactement ce qui se passe. Votre corps vous combat: il veut plus de nourriture. Et votre cerveau vous titille avec toutes sortes de bonnes raison pour faire «juste une» exception.

Il y a tout plein de la littérature scientifique sur le sujet. Bon, la plupart est en anglais. Mais avec les traducteurs en ligne aujourd’hui, vous pouvez quand même vous débrouiller.

J’espère donc que ça règle une fois pour toutes la question de la validité de pratiquer une activité physique dans le but de maigrir.

Profitez de cette relâche. Elle prendra fin un jour, et je vous inciterai alors à reprendre l’activité physique lorsque vos habitudes alimentaires seront solidement automatisées.

Bises pantouflardes,

Sheryl-Anne xx

Petite référence pour ceux que ça intéresse….

Swift DL, Johannsen NM, Lavie CJ, Earnest CP, Church TS. The role of exercise and physical activity in weight loss and maintenance. Prog Cardiovasc Dis. 2014;56(4):441-447. doi:10.1016/j.pcad.2013.09.012

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