Nouvelle journée. Elle s’annonce bien. Vous êtes motivé, avec un objectif bien en vue.

Aujourd’hui, c’est LA journée où tout va changer, où tous les repas seront santé. Vous ne mangerez rien qui ne cadre pas avec votre nouveau régime amincissant.

Mais, à quelque part au cours de la journée, le Saboteur fait son apparition…

Imaginez la scène…

«Mmm! Regarde ces mignonnes petites gâteries! Elles sont vraiment trop chou pour ne pas y goûter. Juste une…»

«Oh! Et puis une autre… Pourquoi pas?»

«Bon, ça y est! La journée est totalement foutue. Aussi bien manger toute la boîte!»

Momentanément, vous avez la jouissance du plaisir qui vous était interdit.

Un bonheur (trop!) éphémère, et qui disparaît pour laisser place à d’autres émotions, beaucoup moins positives…

Honte. Culpabilité. Désespoir.

Et isolement…

«N’y a-t-il personne pour aider? N’y a-t-il personne d’autre aux prises avec ce combat infernal avec la nourriture?»

Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette histoire?

Avez-vous le net sentiment que vous ne pouvez continuer à répéter la même chose, jour après jour?

J’ai été aux prises avec la dépendance…

J’ai ce que j’appelle une personnalité addictive. Certains me disent «sensible». D’autres, «extrémiste».

Un jour, je vous raconterai peut-être la longue chaîne de dépendances que j’ai eu à surmonter…

Le résultat? 45kg en surplus! Je ne fais jamais les choses à moitié, voyez-vous…

J’ai fini par découvrir une voie qui m’a apporté beaucoup de sérénité. Ce cheminement a mis fin à mon combat contre ce que j’ai finalement appelé la «dépendance en série».

J’ai réussi à reprendre le contrôle. J’ai réussi à trouver de la sérénité face à mon alimentation.

En fait, je ne suis plus du tout la même personne «dépendante en série» que j’étais au cours de ces sombres années de ma vie.

Et j’aimerais partager avec vous quelques pratiques qui m’ont été d’un grand secours pour me sortir du bois…

Ces pratiques sont utiles dans de nombreux domaines, pas seulement pour la dépendance alimentaire. N’hésitez pas à vous en servir partout!

Une bonne fois pour toutes.

Douleur

La première chose à faire, et qui va tellement contre notre nature humaine, c’est de nous permettre de ressentir la douleur.

Mais, vous savez quoi? Cette simple pratique fonctionne véritablement! Elle est, en fait, ultra-puissante.

Souvent, pour beaucoup d’entre nous, la nourriture, c’est le seul moyen acceptable à notre disposition pour endiguer la douleur…

Et rien ne saurait venir à bout de ce combat avant que la douleur qui l’alimente ne soit pleinement vécue.

Les gens vivent la douleur différemment. Pour certains, c’est «tout dans la tête». Pour moi, c’est dans mon corps: mes émotions se manifestent physiquement.

En nous concentrant sur cette douleur, cet inconfort, ce souvenir traumatique, en lui accordant une attention toute empreinte de douceur et de bonté et d’amour, nous l’honorons.

Accordez-vous le temps qu’il faut. Soyez présent. Ressentez. Ne jugez pas. Ne cherchez pas à vous en défaire ou à évacuer la sensation.

La peur que nous ressentons face à vivre pleinement notre douleur est ce qui la cultive et l’alimente, le plus souvent.

Tenter de refouler la douleur la rend plus forte, plus tenace.

Laissons-lui le champ libre, et elle nous transmet son message puis nous quitte… Tout simplement.

Vous pouvez faire cet exercice au cours de votre prochaine méditation.

Ou, si vous préférez, trouvez un lieu paisible dehors, dans la nature, peut-être en forêt ou près d’un cours d’eau.

Trouvez un endroit où poser votre popotin. Fermez les yeux.

Laissez la place à la douleur…

Prenez le temps qu’il faut.

Et lorsque vous aurez terminé, prenez un moment pour exprimer votre gratitude.

Gratitude pour le message reçu.

Gratitude pour la sérénité qui vous avez maintenant que vous êtes libéré de cette douleur.

Si vous préférez, vous pouvez sortir votre journal intime et écrire. Laisser la plume exprimer ce qui se cache en vous, sans jugement, sans censure.

Répétez l’expérience autant de fois qu’il faudra pour venir à bout de toutes les petites et grandes douleurs qui vous habitent…

Il vous faudra sûrement plusieurs sessions avant d’être totalement libéré de toutes les douleurs que vous tentez d’enfouir avec de la bouffe.

Donnez-vous le temps: vous ne regretterez pas d’avoir fait cet investissement dans votre sérénité.

Histoires

Une deuxième pratique, hyper puissante elle aussi, qui nous sert à nous défaire de la dépendance alimentaire, est de veiller à la qualité de nos conversations.

Plus particulièrement: la qualité de nos conversations avec nous-mêmes. Ce que j’appelle, nos histoires.

Nous avons tous nos p’tites histoires que nous aimons nous raconter.

Des histoires qui justifient nos actions, qui motivent dans nos décisions, qui nous gardent prisonniers de nos dépendances…

Avez-vous déjà pris le temps d’écouter votre conversation intérieure avec vous-même? Personnellement, j’ai été renversée!

Je suis une personne douce, positive, conciliante, compréhensive… Avec tout le monde sauf moi-même, apparemment!

Ou du moins, je l’étais jusqu’à ce que je m’écoute parler à moi-même et décide d’améliorer la qualité de ces conversations.

J’ai décidé de me parler comme si je parlais à ma meilleure amie: si je ne lui dirais pas à elle, je ne me le dis pas à moi.

Et vous savez quoi? Ça a totalement changé ma dynamique interne.

Il y a plusieurs façons de nous parler négativement, et je ne peux tout couvrir ici. Mais prenons un exemple.

Imaginez que votre collègue de travail arrive, en retard pour votre rencontre, va directement dans son bureau, sans mot vous dire, claque la porte et se met à parler d’une voix forte de l’autre côté de la porte.

Comment interprétez-vous cette situation?

Certains se diront:

«Pas capable de me dire Bonjour?

Et puis, c’était pas nécessaire de claquer la porte non plus hein!

On claque la porte quand on est fâché: il doit donc être fâché. C’est pour ça qu’il parle fort aussi.

Ça doit être de ma faute: il pense que je suis pas à la hauteur. Il va sortir de là et me crier après. Vaudrait mieux que je m’en aille avant…»

Et vous quittez le bureau rapidement.. et discrètement!

Tout ceci se passe en quelques instants, dans votre tête. Vous ne réalisez même pas que vous le faites: c’est presque inconscient.

Ce que vous ne savez pas, c’est que votre pauvre collègue de travail s’est écrasé le gros orteil sur le coin du trottoir à l’entrée.

Il est en retard parce que son p’tit dernier est malade et il a dû faire d’autres arrangements pour lui pour la journée. Et dans sa hâte pour rattraper le temps perdu, il a mal négocié la marche du trottoir…

Il a peine à se rendre à son bureau, sans trop tituber pour ne pas renverser son café, pour se mettre le pied sur une chaise afin d’apaiser sa douleur.

Il parle fort parce que, en retirant son soulier, la douleur, et l’exaspération, étaient plus que ce qu’il pouvait contenir.

Histoire fictive, certes. Mais très illustrative de la différence entre «nos histoires» et «la réalité».

Qu’arrive-t-il lorsque nous lâchons prise de nos histoires?

Sans doute que nous pourrions alors être plus neutres face aux événements de notre vie, les percevoir avec plus d’objectivité…

Avec ce recul, il est alors possible de faire face à la vie sans assigner d’arrières-pensées ou de motifs à tout un chacun.

Pour en finir avec mes histoires personnelles, j’ai dû laisser aller des sentiments d’infériorité, entre autres…

Rien ni personne dans mon passé n’est ultimement responsable pour mes décisions aujourd’hui. J’en porte l’entière responsabilité. Ce sont mes décisions.

Si je décide de succomber aux charmes des sucreries, par exemple, ce n’est certes pas la faute de mon institutrice de 3e année qui m’a rabrouée devant toute la classe.

Elle n’est pas responsable de mon choix et elle n’est pas la raison qui motive mon choix, non plus.

En lâchant prise de mes histoires, même si elles me paraissaient légitimes par moment, j’ai pu reprendre le contrôle de mon alimentation.

Et abandonner ce sentiment d’infériorité m’a permis de m’affranchir du sentiment d’échec qui avait été mon constant compagnon, et de la culpabilité et du regret qui l’accompagnaient.

Je vois le même genre de développement chez les gens que j’aide au travers mon coaching.

Il y a une paix qui les habite. Une sérénité.

C’est très, très puissant comme pratique!

Ma recommandation est toute simple: abandonnez vos histoires. Et choisissez comment vous voulez voir la vie aujourd’hui, en ce moment.

Objectif

Il n’y a rien pour réussir comme avoir des objectifs clairs et précis.

La troisième pratique que j’aimerais vous suggérer est celle de vous fixer des objectifs.

Peut-être que le mot objectif est trop formel pour vous? Utilisez le mot que vous préférez: objectif, but, vision… L’important, c’est d’en avoir.

Ce sur quoi nous concentrons notre attention croît.

Avez-vous remarqué que lorsque vous vous achetez une nouvelle paire de souliers, tout d’un coup, vous en voyez partout? Ou si on vous parle d’un film, vous en voyez la publicité à tous les coins de rue?

Plus vous pensez à quelque chose, plus cette chose apparaît dans votre vie.

Alors, la question à cent sous est: sur quoi votre attention est-elle concentrée?

Est-ce que ce sont les choses qui vont mal dans votre vie? Ou sur les personnes qui vous rendent misérables? Sur vos rondeurs? Le chiffre du pèse-personne? Votre dernière bévue alimentaire?

Il était une fois, tout ce qui occupait mes pensées était négatif, tout ce qui clochait dans ma vie, tout ce que je n’arrivais pas à faire…

Mais, cette façon de penser fait partie de mon passé.

Adopter la pratique d’avoir des objectifs a révolutionné ma vie. Je suis certaine qu’elle fera la même chose pour vous.

C’est un peu la suite logique de la pratique précédente.

Un objectif, c’est un peu comme une lumière: elle dirige le regard, donne une direction.

Choisissez dans quelle direction vous concentrez votre attention, à chaque moment de la journée.

Ne laissez pas la vie dicter vos décisions. Ayez un objectif clair et précis en tête et prenez des décisions alignées avec cet objectif.

Si vous ne savez pas où vous voulez aller, comment saurez-vous comment vous y rendre?

Il est crucial d’avoir une vision claire de ce que vous voulez atteindre dans le futur.

Prenez le temps de visualiser ce futur, votre objectif.

Voyez-vous dedans ce futur, comme si vous y étiez. Sentez les odeurs. Voyez les couleurs. Ressentez votre corps à son poids idéal. Savourez votre nourriture santé.

Mettez votre vision de votre futur par écrit. Écrivez tout ce que vous désirez y voir, chacun de vos objectifs.

Prendre le temps de l’écrire concrétise vos pensées, les éclaircit. Vous pourrez aussi les relire quotidiennement et vous encourager à cheminer dans la direction de vos objectifs.

Même si vous ne savez pas trop comment vous arriverez à atteindre votre objectif, je vous encourage à l’écrire tout de même.

Une fois l’objectif clair et en vue, le chemin, miraculeusement, apparaît…

Je vous encourage à écrire au présent, comme si votre objectif était atteint, et aussi à utiliser des mots et des phrases qui suscitent de la joie, de l’espoir, de l’excitement chez vous.

Par exemple, au lieu de, «Je ne mange plus de bonbons», utilisez, «Je mange de délicieux fruits frais que j’adore».

En vous concentrant sur ce que vous voulez voir dans votre vie, les petites comme les grandes choses, vous verrez que les décisions à prendre se révèleront à vous. Et vous serez plus motivé à prendre les bonnes décisions.

Je n’ai pas réussi à adopter ces trois pratiques du jour au lendemain. C’est un cheminement qui prend du temps, si on le veut authentique et durable.

Mais, en pratiquant de jour en jour, j’ai réussi à me créer une vie que j’adore.

Ces pratiques ont transformé ma vie. J’espère qu’elles vous seront utiles et vous aideront à en finir avec votre combat contre la dépendance alimentaire et les kilos de trop.

Merci d’avoir été ici.

Je vous encourage à passer le Test de vulnérabilité à la dépendance alimentaire, que vous trouverez sur la page d’accueil du site DistinctionsAlimentaires.com.

Il vous permettra de prendre le premier pas vers la Sérénité, la Minceur, et la Santé. Allez directement sur le site DistinctionsAlimentaires.com et vous trouverez le test en page d’accueil.

Bises victorieuses,

Sheryl-Anne xx

Et, un dernier p’tit mot, avant de retourner à votre journée…

J’aimerais avoir un véritable dialogue avec vous. Alors, laissez-moi un commentaire, une pensée… Je lis chaque commentaire, et j’y réponds en plus!

Profitez-en pour me poser une question: j’y répondrai peut-être dans un prochain blogue…

Ma mission-passion, mon rêve, est d’aider toute la francophonie à s’affranchir de la dépendance alimentaire et à retrouver son poids-santé de façon permanente, grâce aux Distinctions alimentaires.

Je pense qu’il est grand temps d’endiguer cette pandémie de surpoids et d’obésité.

Et, finalement, merci d’en parler à toutes les personnes que cette information pourrait aider, inspirer ou simplement faire sourire. xx 🙏🏻 💕

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